On parle beaucoup du bien‑être des équipes. Très peu de celui des managers.
- Laurent

- il y a 7 jours
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 6 jours
Pendant longtemps, le mot manager a été associé à l’autorité, au contrôle, à la solidité.
Quelqu’un qui tient. Quelqu’un qui encaisse. Quelqu’un qui ne flanche pas.
Et puis le monde du travail a changé. Vite. Fort. Profondément.
Aujourd’hui, on attend des managers qu’ils soient à la fois :
performants,
humains,
disponibles,
stratèges,
soutenants,
rassurants,
et capables de tenir la barre, même quand la mer est agitée.

Le bien‑être des équipes est devenu un sujet central. Tant mieux.
Depuis quelques années, le bien‑être au travail est enfin sorti de la marge. On parle de qualité de vie, de prévention des risques psychosociaux, d’équilibre, de sens.
Les entreprises investissent. Les discours évoluent. Les pratiques aussi, parfois.
C’est une avancée nécessaire. Indispensable, même.
Mais dans cette dynamique, une question reste étonnamment absente :
Qui prend soin de celles et ceux qui prennent soin des autres ?
Être manager aujourd’hui, c’est souvent porter seul
Porter :
les décisions difficiles,
les tensions dans les équipes,
les fragilités personnelles des collaborateurs,
la pression des résultats,
les injonctions parfois contradictoires de l’organisation.
Porter sans toujours avoir d’espace pour déposer. Porter sans pouvoir dire que c’est lourd. Porter sans montrer que parfois, ça déborde.
Parce qu’un manager est censé tenir. Parce qu’un manager doit être solide. Parce qu’un manager n’a pas toujours le droit de douter.
Cette solitude n’est pas spectaculaire. Elle est silencieuse. Elle s’installe progressivement.
Une solitude rarement dite, souvent intériorisée
Très peu de managers diront spontanément :
« Je vais mal. »
Beaucoup diront plutôt :
« Ça va, je gère. »
« C’est une période chargée. »
« On fait avec. »
Non pas par déni.Mais par pudeur.Par loyauté.Par crainte aussi, parfois, de perdre en crédibilité.
À force, cette posture devient un réflexe.Et ce réflexe peut coûter cher.
Quand le manager devient la variable d’ajustement
Dans beaucoup d’organisations, le manager est devenu le point d’absorption :
des décisions venues d’en haut,
des difficultés vécues en bas,
des tensions systémiques.
Il fait le lien. Il amortit. Il explique. Il rassure.
Mais qui amortit pour lui ?
Souvent, personne.
Remettre le manager au cœur du dispositif
Prendre soin des équipes sans prendre soin des managers, c’est bâtir un équilibre fragile.
Soutenir un manager, ce n’est pas :
le déresponsabiliser,
l’infantiliser,
remettre en cause sa légitimité.
C’est au contraire :
reconnaître la complexité réelle de son rôle,
lui offrir des espaces d’écoute neutres,
lui permettre de souffler, de prendre du recul,
l’aider à tenir dans la durée.
Un manager soutenu est un manager plus juste. Plus disponible. Plus lucide.
Chez Ma Pause Café, nous sommes partis de ce constat simple :
Les managers ne manquent pas de compétences. Ils manquent souvent d’endroits pour parler. Sans jugement. Sans posture. Sans enjeu politique.
C’est de là qu’est né Repères pour Managers :
un espace pour mettre des mots sur ce qui est vécu,
des repères concrets pour le quotidien,
une communauté qui reconnaît que manager, aujourd’hui, est un métier exigeant.
Et vous ?
Quand a‑t‑on pris soin de vous, pour la dernière fois, dans votre rôle de manager ?
Pas en tant que fonction. Mais en tant que personne.
Ma Pause Café est là pour ouvrir un espace de soutien et d'assistance
Simplement. Humainement. Dans la durée. Sans jugement.
Pour rejoindre notre communauté de Dirigeants et Managers.



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