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Dire « je n’y arrive plus » sans se mettre en danger professionnellement.

Dire « je n’y arrive plus » reste l’une des phrases les plus difficiles à prononcer dans un cadre professionnel.


Pour beaucoup de managers, dirigeants ou indépendants, ces mots sont associés à une peur bien réelle : perdre en crédibilité, inquiéter, ou fragiliser leur position.


Pourtant, se taire trop longtemps est souvent bien plus risqué que de parler. Tout l’enjeu n’est pas d’exprimer la difficulté, mais la manière de le faire.



Pourquoi ces mots font peur

Dans l’entreprise, dire que l’on n’y arrive plus est encore trop souvent confondu avec :

  • un manque de solidité,

  • une remise en cause de la légitimité,

  • un signal négatif pour la suite du parcours.


Résultat : on encaisse, on s’adapte, on tient… jusqu’à l’épuisement ou au décrochage.


Ce que cette phrase signifie vraiment

Dans la majorité des situations, « je n’y arrive plus » ne veut pas dire :

« Je suis incompétent »

Mais plutôt :

  • « Les contraintes se sont accumulées »

  • « Les marges de manœuvre ont disparu »

  • « Je suis seul face à des décisions lourdes »


Le problème n’est pas la personne. C’est l’équilibre global qui s’est rompu.


3 repères concrets pour en parler sans se mettre en danger


1. Parler du cadre, pas de soi

Exprimer une fatigue brute (« je craque », « je suis épuisé ») est parfois nécessaire, mais expose souvent inutilement.

Des formulations plus sécurisantes existent :

  • « La charge actuelle n’est plus tenable dans la durée »

  • « Le cadre ne me permet plus d’absorber correctement les priorités »

On parle du fonctionnement, pas de sa fragilité personnelle.


2. S’appuyer sur des faits

Avant d’en parler, clarifier ce qui a changé :

  • élargissement du périmètre,

  • injonctions contradictoires,

  • accumulation des décisions,

  • manque de relais ou de soutien.

Les faits rendent le message plus audible et plus légitime.


3. Formuler une demande claire

Une difficulté exprimée sans perspective reste risquée. À l’inverse, une demande précise sécurise l’échange :

  • arbitrage,

  • priorisation,

  • soutien ponctuel,

  • espace de respiration.


Par exemple :

« J’ai besoin que l’on ajuste ensemble le cadre pour pouvoir tenir dans la durée. »

Quand on ne sait pas à qui parler

Il arrive que l’on ne puisse pas tout dire à sa hiérarchie, ni à ses équipes, ni à ses proches.


Dans ces situations, disposer d’un espace neutre et confidentiel, hors enjeux de carrière, est souvent décisif pour clarifier, prendre du recul et retrouver des marges de manœuvre.


À retenir

  • Dire « je n’y arrive plus » n’est pas un aveu d’échec.

  • Le danger réel est souvent de rester seul trop longtemps.

  • La manière de formuler change tout.

  • Se faire accompagner est un acte de lucidité.

Chez Ma Pause Café, avec l'appui de nos partenaires engagés :

Nous rencontrons chaque jour des professionnels engagés qui tiennent seuls depuis trop longtemps.


Parler, au bon endroit et au bon moment, peut tout changer.

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